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Rencontre avec Le Projet Abraxa - 3

 

Aurélien Police


Bonjour Aurélien, peux-tu te présenter et nous parler de ton métier d’illustrateur ?

Eh bien comme tu l’indiques toi-même, je suis illustrateur ce qui signifie que j’ai passé, grosso modo, ces dix dernières années assis devant mon écran à boire du café et, plus accessoirement, à réaliser des illustrations pour l’édition jeunesse et adulte ou encore pour la musique.

Peux-tu nous éclairer sur ton quotidien et la course perpétuelle qu’il implique ?

Mon quotidien est très banal : je me lève, je me prépare, j’enfile mon costume et je prends mon attaché-case puis je descends par l’ascenseur de ma résidence avant de remonter, de rouvrir la porte de mon appartement et de me mettre devant mon écran. La même chose le soir venu, mais dans le sens inverse.


Quant à la « course perpétuelle », étant donné que le travail est souvent à rendre pour la veille, on en prend son parti et on se dit qu’on ne peut plus être davantage en retard. A partir de là, tout devient beaucoup plus simple.

Parle-nous de la création de la couverture du projet Abraxa, du brouillon à l’original ?

J’avoue que les choses ne sont plus très claires car le travail sur cette image remonte à plus de six mois. Je me souviens toutefois en avoir pas mal discuté avec Sébastien Pelon (encore directeur artistique chez Flammarion Jeunesse à cette époque) et que la composition globale avec le sous-marin et les quatre caravelles a été rapidement validée. Une chose à laquelle je ne m’attendais pas en revanche, et qui a été mise en place en interne beaucoup plus tard, c’est l’ajout de ce cadre noir façon réticule de périscope qui est venu couvrir une bonne partie de l’image. L’illustration n’a pas été jugée assez frontale, vraisemblablement.

Quel est ton rapport à l’uchronie, en tant que lecteur et qu’illustrateur ?

Je n’ai finalement lu que très peu d’uchronies. Mais le genre, sur le papier, est très séduisant de par ses enjeux et les questionnements qu’il est susceptible de soulever. Rien de tel qu’un  « et si… » pour enflammer l’imagination.


En tant qu’illustrateur, cela permet de faire cohabiter des éléments qui n’étaient pas destinés à se croiser. Ici, le sous-marin et les caravelles. C’est donc un genre qui fonctionne par contraste. Des choses étrangères s’y toisent, se regardent du coin de l’œil puis finissent par se mélanger et donner du sens là où on n’en attendait pas nécessairement.

Peux-tu nous parler de tes projets, en cours et à venir ?

Plusieurs couvertures de romans sont à paraître dans les prochains mois et, tout particulièrement, une série d’illustrations pour le nouveau recueil de nouvelles de Thomas Day, Sept secondes pour devenir un aigle, qui sortira en septembre au éditions du Bélial’. Les premiers visuels devraient être visibles en ligne d’ici quelques semaines.


Mais les amateurs d’uchronie ne seront pas en reste puisque je suis justement en train de réaliser un autre gros travail sur un livre illustré qui est prévu pour la fin de l’année. Je ne peux rien en dire de précis pour le moment si ce n’est que cela impliquera des trucs rouillés, des machins poussiéreux et même sûrement quelques bidules dégoulinants. Le cadre, précisons-le toutefois, est celui des années 50.

Y a-t-il un moyen de te suivre au quotidien ?

Même si je poste très peu, il est possible de suivre mon travail sur Facebook (www.facebook.com/aurelien.police) et sur mon blog (www.aurelienpolice.com).

 

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