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Rencontre avec Lasser, Detective des Dieux - 2


Sylvie Miller et Philippe Ward

Bonjour Philippe, Bonjour Sylvie, pour commencer pouvez-vous présenter et nous parler de votre quotidien ?

Philippe : Bonjour, j’ai 55 ans, cela fait plus de quarante ans que je lis, j’ai commencé par oui-oui, le club des 5, Bob Morane puis la SF, le fantastique, la Fantasy, le polar. J’écris depuis une vingtaine d’années, pour le plaisir, une dizaine de romans, une trentaine de nouvelles, en solo ou en duo mais toujours par passion. Mon quotidien, c’est de 7 h 30 à 17 h 30, le travail à la mairie de Pamiers comme responsable informatique. Loin de l’édition, loin de l’écriture. Vers 17 h 30, c’est souvent la poste – où j’apprends la patience – pour envoyer les enveloppes et les paquets des commandes d’ouvrages Rivière Blanche. Ensuite c’est la maison avec la gestion de Rivière Blanche (enveloppes, tenue des comptes, travail sur les romans, services de presse). Et quand j’ai le temps, c’est l’écriture. Après, le soir, c’est repos et lecture. Voilà une de mes journées types. L’écriture c’est surtout le week-end et un peu chaque soir, je ne me force jamais, j’écris quand cela vient. Pour les aventures de Lasser c’est du pur bonheur, alors je n’ai aucun problème pour l’écriture. Et puis écrire à quatre mains les aventures de Lasser c’est motivant.  On prend véritablement du plaisir à échanger, à écrire et même à lire.

Sylvie : Bonjour. Moi, je ne dirai pas mon âge. RIRES Comme Philippe, je lis depuis très longtemps et j’adore ça. Gamine, c’était le club des 5, mais aussi, peu à peu, les classiques de la littérature. La SFFF, je suis tombée dedans lorsque j’étais adolescente, mais par le côté anglo-saxon. J’allais régulièrement à Londres où je m’approvisionnais en bouquins (en anglais, évidemment). J’ai ainsi lu quasiment tout Asimov, tous les Tolkien, et énormément d’autres auteurs (Marion Zimmer Bradley, Stephen R. Donaldson, Mercedes Lackey, Fred Saberhagen, Piers Anthony, David Eddings, Terry Pratchett, Margaret Weis & Tracy Hickman, Brian Aldiss, Poul Anderson, Robert Silverberg, Roger Zelazny…). Je les achetais au moment de leur sortie et je les lisais avant leur parution en France. Une fois, j’ai tenté, il y a bien longtemps, de lire une traduction (un roman de Steven Donaldson). C’était tellement médiocre que cela m’a vaccinée ! Je suis retournée à mes lectures en VO et j’en ai profité pour attaquer la littérature de SF hispanique et le réalisme magique sud-américain (en espagnol, bien sûr). Dieu merci, le niveau des traductions a bien évolué depuis lors et nous avons aujourd’hui des traducteurs de grande qualité dans le domaine SF qui font un boulot remarquable. Sinon, dans la « vraie » vie, j’exerce le métier d’enseignante. Mon quotidien n’est pas figé. Il se partage entre mes cours (à l’IUT, à la fac ou à l’IUFM), une direction d’études à l’IUT, des traductions et l’écriture. Je n’ai pas de planning type. Toutefois, de façon générale, les activités littéraires sont plus concentrées sur les congés scolaires (qui me laissent un peu plus de temps, même si les activités d’enseignement y tiennent une bonne place). De même, il n’y a pas de scission nette entre le travail et la maison, comme dans le cas de Philippe. Le soir, je suis toujours le nez dans les préparations de cours, les corrections de partiels… Donc j’écris ou je traduis quand mon métier principal me laisse un moment.

Qu’est-ce qui vous a motivé à travailler ensemble, comment vous organisez-vous ?

Philippe : Cela remonte à une dizaine d’années, de nos passions pour le polar, l’Égypte et la Fantasy. Nous voulions écrire un polar, écrire un roman sur l’Égypte et écrire de la Fantasy. En discutant, nous avons réalisé que nous pouvions grouper les trois pour écrire une histoire. Nous avons commencé par une nouvelle, Pas de pitié pour les pachas, qui a été acceptée par la revue Faeries et les retours des lecteurs ont été tels qu’ils voulaient d’autres histoires.

De notre côté, nous avions pris énormément de plaisir à écrire cette nouvelle et nous étions frustrés d’avoir créé tout ce monde pour un seul texte. Donc nous nous sommes dits : « On continue l’aventure ». Il y a eu deux autres nouvelles. Et puis la frustration était toujours là. Nous nous sommes lancés dans Un Privé sur le Nil, et puis dans le tome 2, Mariage à l’égyptienne. Actuellement, nous travaillons sur le tome 3. Nous avons même des idées pour les tomes 4 & 5. Vu que Sylvie habite la région parisienne et moi les Pyrénées, internet est notre ami. Mais dans un premier temps nous élaborons le scénario en face à face. Cela commence toujours par des séances de brainstorming quand nous nous retrouvons pour aller à un salon ou en dédicace quelque part. Dans la voiture, nous lançons les idées, nous tâtonnons, nous prenons des notes. Et ensuite nous écrivons le scénario le plus détaillé possible. À deux, nous ne pouvons pas trop partir à l’aventure, nous avons besoin d’un plan solide. Après, nous nous partageons les chapitres et certaines parties de chapitres et nous écrivons le premier jet en respectant le scénario. S’ensuit un va et vient des fichiers ou chacun reprend le texte. Ce qui fait qu’à la fin, nous ne savons pas qui a écrit quoi. Il faut savoir mettre son égo dans la poche et accepter les critiques de l’autre et – ce qui est peut-être aussi difficile – adresser des critiques à l’autre. Mais cela fonctionne bien. Nous avons trouvé notre rythme de croisière, en quelque sorte. Ce qui nous ralentit, malheureusement, c’est le manque de disponibilité, chacun de nous ayant une activité qui est dévoreuse de temps et d’énergie.

Sylvie : Philippe a la mémoire courte… RIRES. Nos premiers contacts se sont faits dans les années 90, lorsque les premiers « salons de discussion » se mettaient en place sur internet. À l’époque, il animait un salon SF sur aol, tous les vendredis soirs. Les gens y discutaient de SF, partageaient leurs impressions de lecture. Philippe donnait des conseils et parlait de son travail d’écrivain (il avait déjà publié deux romans). Lorsque j’ai dit que je ne lisais qu’en langue étrangère et que j’ignorais même qu’il existât une SF francophone, tout le monde a bondi ! Philippe s’est empressé de me constituer une liste de lecture d’urgence pour combler mes lacunes. Et nous avons parlé écriture. J’avais l’habitude de griffonner des tas de choses, mais pas sérieusement. Toutefois, j’avais envie de prendre la plume. J’ai parlé d’une idée de nouvelle, mais je ne me sentais pas capable de m’y atteler seule. Philippe a proposé de co-écrire avec moi pour me mettre le pied à l’étrier. Nous ne savions pas si nous réussirions à sortir quelque chose de bien, mais nous avons tenté le coup. En est sorti notre premier texte commun, Le mur, paru en 2000, qui a beaucoup plu aux lecteurs. Nous avons tellement apprécié ce travail ensemble que nous avons enchaîné sur un roman, Le chant de Montségur, paru en 2001. Ensuite, nous avons poursuivi la collaboration en travaillant sur des nouvelles, comme, entre autres, celles liées à Lasser qui nous ont ramenés vers le format du roman.

Quelle est l’histoire de Lasser, le détective des dieux et de son monde ?

Philippe : C’est un mélange de Qui veut la peau de Roger Rabbit ? et du Faucon maltais. C’est un monde uchronique, les années 30 en Égypte, avec les pharaons qui gouvernent le pays et surtout les dieux qui existent vraiment. Lasser est le type même du détective privé des années 30, un peu désabusé, amateur de whisky, mais qui se bat chaque fois pour résoudre les affaires. De toute façon il n’a plus le choix, les dieux ne le lâcheraient pas. Nous nous appuyons sur la réalité à partir des cartes postales, des guides des années 30, des ouvrages d’époque, des récits de voyageurs, des ouvrages concernant les voitures, les avions. Tout un travail de recherche comme pour les horaires de train ou les temps de trajets à l’époque. Pour les dieux, nous avons aussi gardé leurs caractéristiques, leurs petites histoires. Et ensuite il a fallu inventer un nouveau monde, avec un pharaon comme dirigeant, imaginer les relations entre les dieux et les humains. Nous avons voulu présenter un monde différend mais logique. Cela s’est fait avec de la documentation et notre imagination. Tout en restant dans une logique d’un monde réel qui aurait pu exister. Dans le tome 1, c’est l’Égypte et la Nubie, dans le 2 on va entraîner le lecteur à Babylone et en Grèce, dans le tome 3 ce sera le bassin méditerranéen et ainsi de suite. Notre ambition est d’explorer tous les royaumes antiques. D’ailleurs dans le tome 2, il y a la présence d’une princesse inca.

Sylvie : Philippe a assez bien résumé les choses. Lasser est un détective un peu paumé, le type même du loser, qui va se retrouver dépassé par les événements. Il quitte la Gaule pour fuir une situation scabreuse et croit se retrouver tranquille en Égypte. Sa vie pénarde – et minable – bascule le jour où Isis débarque dans son bar pour lui confier une enquête. Il est entraîné dans une suite d’aventures ébouriffantes et finit par devenir le détective officiel des dieux égyptiens. Mais, dans le même temps, il va évoluer : les enquêtes qu’il mène pour les dieux le conduisent à rencontrer des personnages hauts en couleur qui vont le changer. L’un des intérêts des romans, c’est le monde que nous avons construit et tous ses personnages secondaires (le sont-ils tant que ça, d’ailleurs ?). Nous voulions absolument parler d’Égypte antique, de polar et de Fantasy. Mais il nous fallait tout de même un peu de modernisme, sans toutefois arriver à l’époque actuelle où les médias et le rationalisme du progrès n’auraient pas permis que la présence des dieux soit vraiment crédible. D’où le choix de cette période du XXème siècle, dans les années 30, déjà dépaysante par elle-même pour le lecteur, conjuguée à la survivance d’une forme de monde antique.

Voici quelques mots emblématiques par rapport à ce roman, pouvez-vous réagir par rapport à ceux-ci :

Cycle

Philippe : Lasser étant devenu le détective des dieux il va se retrouver à mener des enquêtes pour toutes les divinités de la création, si je puis dire, c’est un cycle mais avec des aventures indépendantes. Nous sommes partis sur 4 romans et qui sait….

Sylvie : Effectivement, comme le dit Philippe, lorsque nous avons eu l’idée de base de Lasser (un détective des années 30 dans un monde uchronique apparenté à l’Antiquité), nous avons immédiatement pensé que les enquêtes pouvaient se décliner en de multiples aventures. Mais j’ignore si le terme de « cycle » est bien adapté. Nous envisageons plutôt les aventures de Lasser comme une série à épisodes multiples, pas nécessairement reliés entre eux. Mais nous verrons comment tout cela va évoluer.

Mythologie et Divinités Païennes

Philippe : Pour faire simple, toutes les divinités, nous avons commencé avec les divinités égyptiennes, puis nous sommes passés avec les grecques, il y a les dieux gaulois, babyloniens qui apparaissent et ce n’est qu’un début. Le monde des dieux est un sujet inépuisable dans lequel nous faisons nos « courses » tout en respectant la mythologie.

Sylvie : L’univers que nous avons créé, dans la mesure où il est uchronique, nous permet toutes les exploitations possibles. Nous pouvons donc jouer sur toutes sortes de mythologies. Pour l’heure, nous abordons les plus connues, en commençant par la mythologie égyptienne ou la mythologie grecque. Mais rien n’exclue que nous allions chercher du côté de dieux plus mineurs ou de divinités païennes.

Personnages (principaux et secondaires) et clins d’œil à la Science-fiction Française

Philippe : Alors là ce sont les personnages secondaires les plus intéressants. Il y a le taureau sacré Hâpy 13ème du nom. Je pense que certains ont reconnu d’où vient ce nom, pour les autres, envoyez-moi un courriel et vous comprendrez… Nous avons aussi un chat, Ouabou, que l’on va retrouver dans les aventures. Et Fazimel, la fidèle assistante de Lasser, va prendre de l’importance. Elle a déjà pleinement partitipé à une enquête dans une nouvelle, Voir Pompéi et mourir (dans l'anthologie Fragments d’une fantasy antique, parue chez Mnémos). Dans un prochain roman, elle jouera un rôle majeur. Pour les autres personnages, on va les retrouver pratiquement tous dans le tome 2 et 3. Et puis de nouveaux personnages vont débarquer. Mais je n’en dis pas davantage… En ce qui concerne les clins d’œil au milieu de la SF, il y en a effectivement un certain nombre. Outre Hâpy 13, il y a bien entendu Fazimel, et un célèbre universitaire nubien, U-Laga M’Ba. Et puis il y a aussi l’ODSS, l’Ordre des Dieux du Sous-Sol…

Sylvie : Les personnages, c’est ce qui fait l’une des forces de l’univers de Lasser. Ils sont hauts en couleur. Avec un univers tel que le nôtre, nous n’avions aucune barrière, nous pouvions tout imaginer. Du coup, on retrouve, en vrac, des créatures diverses (un indic sphinx, un homme-taureau propriétaire de boîte de nuit, un chat qui parle, un taureau ailé…) et des dieux aux caractères forts. En ce qui concerne ces derniers, nous nous sommes demandé comment ils se comporteraient s’ils évoluaient parmi les hommes au XXème siècle. Il nous a paru évident qu’ils seraient des « people » à l’ego démesuré, imbus d’eux-mêmes, désireux de parader devant les humains dans des belles voitures.

Pulp

Philippe : Moi je suis fan de pulps. J’ai quelques exemplaires de Weird Tales, par exemple, et je suis un grand lecteur de tous les romans ou nouvelles de cette époque, avec une préférence pour Hammet et Chandler par exemple. Et nous avons voulu retrouver les aspects de cette époque avec Lasser mais dans un cadre différent : celui de l’Egypte et des autres civilisations antiques.

Sylvie : Là, je n’ai pas grand-chose à ajouter. C’est surtout Philippe qui est amateur de pulps, et plus spécialiste que moi. Bien sûr, j’aime beaucoup Hammet et Chandler, ainsi que les polars de cette époque, et je suis amatrice de romans populaires. Mais j’ai des lectures très variées qui ont sans doute alimenté mon imaginaire.

Voitures

Philippe : Là, c’est le domaine de Sylvie : je n’y connais rien en voitures. Et c’est amusant parce qu’un jour un lecteur nous a dit : « Moi, j’ai vu les passages de Philippe, par exemple les descriptions de voiture, c’est Philippe ! » Eh bien, non….

Sylvie : Ah ah ! Effectivement, j’ai des connaissances en mécanique automobile et j’adore les voitures anciennes. Donc, les voitures, c’est mon rayon. À tel point que sur la liste de discussion de traducteurs de l’imaginaire que j’ai créée il y a quelques années, sur laquelle nous échangeons nos « trucs » et posons des questions de traduction à nos collègues, je passe pour la spécialiste des « bagnoles » qui dépanne pour les problèmes de vocabulaire. Mais je n’aime pas que les voitures. J’aime tout ce qui est mécanique, comme les motos, les avions, et aussi les montgolfières, les bateaux… Tous les véhicules, en fait. Et la technologie. En SF, par exemple, j’adore les vaisseaux spatiaux.

Uchronie

Philippe : La première fois que j’ai entendu parler d’uchronie, c’était dans le sketch de Roger Pierre et Jean-Marc Thibaud, Les nordistes et les sudistes, avec la fameuse phrase : « Ah si nous les sudistes nous avions été plus nombreux… » Lasser, dans une Égypte normale, aurait été un privé comme les autres. Placé dans une Egypte des années 30 avec des pharaons et des dieux, cela donnait assurément un plus à nos intrigues.

Sylvie : L’uchronie est une forme de récit que je trouve passionnante, même si j’en lis relativement peu. Sans doute parce que j’ai tant de livres dans ma pile de lecture que je ne prends pas la peine d’aller chercher d’autres ouvrages… Et pourtant, j’aime l’histoire et les histoires alternatives !

Quel est votre rapport à l’uchronie, en tant que lecteur et qu’auteur ?

Philippe : J’aime lire des uchronies et voir comment des auteurs ont pu imaginer un autre monde. Le fameux Et si… En tant qu’auteur, c’est très délicat car il ne faut pas se tromper et penser à tout.

Sylvie : En tant que lectrice, ce que j’aime dans l’uchronie, c’est le fameux Et si…, comme le dit Philippe. J’aime explorer ces mondes alternatifs que les écrivains nous offrent, et leur vision d’autres présents. En tant qu’auteur, j’aime voir comment ils ont élaboré ces mondes. Le plus difficile, c’est d’arriver à construire un présent issu d’une ligne temporelle alternative et que l’ensemble tienne la route. Il faut penser au moindre détail. Et dans Lasser, nous en avons laissé échapper certains, j’en ai conscience. L’exercice est loin d’être simple…

Pouvez-vous nous parler de vos futurs projets ?

Philippe : Pour l’instant, je travaille avec Sylvie sur le tome 3 des aventures de Lasser : nous finalisons le scénario et nous nous lançons dans l’écriture. Il devrait sortir en 2014. De mon côté, en juillet, il y aura la sortie du tome 2 du Glaive de justice (les aventures de Xavi El Valent chez Rivière Blanche) et aussi un petit ouvrage sur Manhattan avec des photos de mon fils et une nouvelle inédite.

Sylvie : Effectivement, il y a le travail sur la suite de Lasser qui nous occupe bien, Philippe et moi. En solo, j’ai plusieurs écrits en préparation. Un Dimension Cuba chez Rivière Blanche qui se construit petit à petit, un projet de roman qui avance très doucement, et tout un tas d’idées. Mais mon problème majeur, c’est le temps. Mon activité professionnelle est très prenante et me laisse peu de créneaux pour l’écriture. Pour l’instant, ils sont essentiellement consacrés à Lasser.

Y a-t-il un moyen de vous suivre au quotidien ?

Philippe : Il y a la page Facebook de Jean-Philippe Lasser où nous mettons les dernières infos au jour le jour. Et puis le site internet consacré à l’univers de Lasser (htpp://lasserdetective.fr) où nous ajoutons des informations comme la présentation des dieux, des descriptions des voitures, les recettes de cuisine, les personnages, les critiques des livres, nos dédicaces… C’est un plus qui accompagne les aventures de Jean-Philippe Lasser. Sans parler de nos pages Facebook.

Sylvie : Philippe oublie de dire qu’il a également un site internet (www.ward.noirduo.fr) sur lequel on trouve son actualité et d’autres informations. De mon côté, il faut absolument que je trouve le temps d’élaborer mon propre site, en plus de ma page Facebook. Pour le moment, je travaille sur celui consacré à Lasser, qu’il faut continuer d’alimenter. On y trouve notamment les dédicaces à venir pour la série de romans (notre actu du moment).

 

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